Pour le sport

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Les maux du sport : l'abécédaire de la marchandisation du sport par la droite

A...comme Agents sportifs

Sous prétexte de mieux encadrer les « dérives » de la profession, la loi adoptée fin mars 2010 a en fait contribué à approfondir la coupure entre le sport professionnel et amateur. Elle renforce en effet l'autonomie des ligues professionnelles, mais aussi encourage la rémunération des agents par les clubs, exonérant ces derniers du paiement des cotisations sociales, et enfin restreint le champ des sanctions applicables aux dits agents. Drôle de manière d'encadrer...

B...comme Bourse

Justifiée selon le ministre Lamour par la pression de la Commission européenne, qui y voyait une « entrave injustifiée à la libre circulation des capitaux », l'introduction en bourse des clubs a été légalisée fin 2006, sans débat. Prompte à satisfaire certains appétits actionnariaux, mais aussi à renforcer le fossé entre « grands » clubs et les autres et à tuer un peu plus l'équité de la compétition, cette mesure a surtout poussé les clubs à surenchérir dans l'achat de joueurs et ainsi à s'endetter de manière colossale, moins en France cependant que chez certains voisins européens… pour le moment.

C...comme CNDS

Le remplacement en 2006 du Fonds National de Développement du Sport (FNDS) par un « Centre », devenant le CNDS, ne s'est pas résumé à un changement de nom, mais a entériné une profonde réorientation. Créé en 1979 et alimenté par un prélèvement sur les recettes de la Française des jeux, puis des retransmissions télévisées (via la taxe Buffet), celui-ci avait initialement pour but le développement du sport pour tous. Or, le gouvernement en a fait un outil de justification au service du désengagement de l’État du budget consacré au sport et de la légalisation des paris en ligne en 2010, censés alimenter ses ressources. Plus encore, il a relevé le seuil plancher auquel les associations pouvaient demander des subventions tout en durcissant les critères d'attribution. La décision de financer une partie des stades de l'Euro 2016 par le CNDS, de même que les candidatures pour l'organisation des Jeux olympiques d'hiver à Annecy ou du tournoi de golf de la Ryder Cup en 2018 montre bien quelle est la priorité entre « grands » événements et accès au sport pour tous.

D...comme Droit à l'image collectif (DIC)

Créé par une loi de 2004, celui-ci permettait aux clubs de verser à leurs sportifs une rémunération au nom de la commercialisation de l'image de leur équipe, sans dépasser 30% de leurs revenus. Exonérée de cotisations sociales, celle-ci constituait de ce fait une « niche sociale » échappant à la solidarité entre salariés, et a été supprimée fin 2009, non sans vives oppositions, y compris du secrétaire d’État de l'époque, Bernard Laporte.

E...comme EPS

Par la voix du ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel, le gouvernement a annoncé sa volonté d'aménager le temps scolaire en réservant l'après-midi au sport, à l'instar du « modèle allemand ». Sauf que, dans le même temps, il réduit les moyens tant humains (diminution du nombre de postes d'enseignants d'EPS) que matériels (infrastructures et accessoires vétustes faute d'investissements). Il serait moins cher (ou plus rentable pour certains) de laisser des animateurs extérieurs intervenir ; mais cela devrait  se faire au prix d'une véritable éducation à la culture sportive, permettant à tou-te-s les élèves de s'approprier réellement leur corps.

F...comme Fédération Française de Football

Jamais la Fédération Française de Football n’aura connu autant de turbulences et de déstabilisations par le pouvoir politique en place : qualification de l’équipe de France à la Coupe du monde suite à la main de Thierry Henry, exclusion de Nicolas Anelka du groupe pendant la Coupe, grève de l’entraînement des joueurs, intervention du président de la République et de la ministre des sports, auditions parlementaires, démission du président de la Fédération, séminaire fédéral resserré et piloté par l’Élysée…tout cela pour aboutir à l’élection d’un nouveau président, Noël Le Graët, et une « réforme de la gouvernance » qui renforce le pouvoir des clubs professionnels au sein de la Fédération. La FFF est bien loin de la « démocratie Corinthiane » créée par le footballeur brésilien Socrates !

G...comme Grands Stades

En mettant en place une commission « grands stades » et « grandes salles », les gouvernements de droite ont bien montré quelles étaient leurs priorités en matière d'installations. À force d’insister bruyamment sur le manque d'équipements pharaoniques, on finirait par oublier que le déficit en termes d'installations de proximité reste criant, sans parler de l'entretien des structures existantes usées par le temps Une proposition de loi par le député Bernard Depierre en 2011 vise à faire reconnaître la construction - ou réfection -  des stades privés pour l'Euro de football 2016 comme relevant de « l'intérêt général », permettant de faire subventionner largement ces chantiers par l’État. Du pain béni pour les entrepreneurs privés qui vont ensuite exploiter ces structures. Et une nouvelle illustration de l'adage néolibéral : « collectiviser les pertes et privatiser les profits ».

H...comme Hooligans

Toujours au rayon des stades, si la violence de certains supporters est incontestablement préoccupante, la réponse sécuritaire aveugle qu'y apporte la droite ne l'est pas moins. Celle-ci consiste à interdire massivement des stades les fauteurs de trouble réels mais aussi soupçonnés, et à lancer des campagnes de pub aussi coûteuses qu'inutiles, sauf pour les agences qui les réalisent. Le tout sans traiter les racines sociales du phénomène, pourtant bien étudiées par certains chercheurs, ni essayer des « remèdes préventifs » plus appropriés (voir le  ivre vert du supportérisme). C'est qu'avec la marchandisation croissante des arènes sportives, il s'agit de n'y accueillir que les populations dociles et solvables. Les classes populaires, elles, n'auront qu'à rester devant leur télévision.

I...comme INSEP

« Vaisseau amiral » du sport français, l'Institut du bois de Vincennes est aussi aux avant-postes de la privatisation du sport. Le « E.P. » d'éducation physique dans son nom a été remplacé en 2009 par « expertise et performance » : tout un symbole. Alors que ses personnels sont réduits, ses missions sont redéfinies pour servir seulement l'élite de l'élite, tandis que ses installations et services sont de plus en plus livrées aux entreprises privées. Une évolution qui concerne également les 18 CREPS (Centres régionaux d'éducation populaire et de sport devenus Centres de ressource, d'expertise et de performance sportive), dont certains ont été fermés en 2009 ou sont menacés de l'être. Entre éducation physique du plus grand nombre et « cocooning » d'une minorité sélectionnée précocement pour gagner des médailles, le choix est fait.

I comme Institut Montaigne

L’institut Montaigne est un club de réflexion à l’image des think tank anglo-saxons qui visent à promouvoir les idées libérales, à défendre l’entreprise et à réformer l’État dans le sens d’une réduction de ses prérogatives.En 2002, l’Institut Montaigne, présidé par Claude Bébéar PDG d’AXA, publie « le modèle sportif français : mutation ou crise », qui préconise une plus grande emprise de la sphère marchande dans le sport. Ce livre blanc sera la feuille de route des dix prochaines années avec pour ligne de mire le modèle français d’organisation du sport qui s’adapte difficilement  « parce qu’il est fondé sur la prééminence de l’État sur le mouvement sportif » ! Le modèle économique d’avenir incontournable « s’il veut rester dans la course » est le « sport-spectacle », le libre-échange et la réduction de l’intervention publique. On identifie ainsi la « modernisation » de l’organisation du sport français au transfert vers le privé des services publics les plus rentables.

J...comme Jeunesse

En séparant la jeunesse, l’éducation populaire et les sports début 2009, répartis dans deux administrations distinctes, la droite au pouvoir a entériné plus profondément son abandon de toute visée éducative et émancipatrice dans le sport et au-delà. Tout l'acquis en termes d'éducation populaire et de mouvements de jeunesse est en effet marginalisé pour se recentrer sur la seule question de l'« insertion professionnelle », à travers une concentration des moyens sur le « service civique » voulu par Martin Hirsch. Un souci en soi important, mais qui consiste surtout à entretenir la précarité des « jeunes », tout en faisant comme si le développement des autres sphères de leur existence n'était pas favorable à leur insertion dans le monde de l'emploi.

K...comme Knysna

Ville d'Afrique du Sud où était basée l'équipe de France lors de la dernière Coupe du monde de football, devenue le symbole de la grève des joueurs très médiatisée. Si les récriminations morales n'ont pas manqué, les facteurs plus profonds de cet événement regrettable ont eux été bien moins interrogés. Seules quelques analyses, comme celle du sociologue Stéphane Beaud, se sont efforcées de le mettre en perspective avec les tensions croissantes entre des joueurs sélectionnés de plus en plus précocement et les médias, avec une distribution de revenus aussi inégalitaires qu'incontrôlée, ou une marchandisation croissante d'un sport, qui, comme les autres, vit pourtant au quotidien grâce à des passionnés, éducateurs ou pratiquants amateurs.

L...comme Licenciés

Quand on parle de licenciés dans le sport, on pense évidemment d'abord aux plus de 15,5 millions d'adhérents qui font vivre les associations dans tous le pays. Plus que de simples pratiquants, beaucoup donnent d'eux-mêmes comme bénévoles. Mais à leurs côtés évoluent aussi de plus en plus de salariés, dans une situation souvent très précaire. La convention collective du sport reste en effet bien peu protectrice, tant en termes de rémunérations, d'horaires que de reconnaissance des qualifications, dérogeant en bien des points au droit commun. Mais loin de préoccuper le gouvernement actuel, cette situation semble au contraire tout à fait correspondre à sa promotion de la « flexibilité ». Pour les classes populaires bien entendu...

M...comme MEDEF

Inaugurée en grande pompe le 29 mars 2011, l'« Assemblée du sport » n'est apparemment que la résurrection sous un autre nom du CNAPS (Conseil national des activités physiques et sportives) créé en 2001 et supprimé par la majorité actuelle. Une manière de corriger ses erreurs sans les reconnaître. Sauf que la composition de la nouvelle assemblée révèle de toutes autres intentions : alors que le patronat est reconnu comme une composante à part entière de celle-ci, éducateurs et syndicats en sont eux soigneusement écartés. Une étrange conception de la « démocratie participative », qui confirme l'intérêt des « businessmen » pour le sport : ainsi, le Medef s'est doté d'une commission sport et a signé le 28 mai 2010 un accord avec le CNOSF (Comité national olympique du sport français) pour favoriser « l’accroissement des relations entre le monde sportif et les acteurs du monde économique ». Quand le profit se profile...

N…comme Naming

Autrement dit « le nommage », est une nouvelle pratique consistant à donner le nom d’une marque ou d’une entreprise à un équipement sportif en contrepartie d’une redevance. En 2007, Le Mans est la première ville à expérimenter le concept en vendant pour 10 millions d’euros le nom de son stade à une société d’assurance. Fini les stades Léo Lagrange ou Auguste Delaune, fini le patrimoine historique des villes, voici venu le MMArena symbolisant sous Nicolas Sarkozy la destruction massive du service public du sport au profit des marchands ! Né aux États-Unis, développé en Grande-Bretagne dans les années 90, puis en Allemagne à l’occasion de l’Euro 2006, le Naming est dès 2007 recommandé par le gouvernement. L’objectif est « d’aider les clubs à assumer complètement leur mutation vers l’entreprise de spectacle sportif que la compétition économique et sportive exige » et « en finir avec la gestion publique des grands stades qui est un frein à cette mutation ». Le stade ne serait qu’une usine à fric animée par des agences de marketing jusqu’à vendre son nom au plus offrant ! Les projets de stades et de grandes salles fleurissent partout en France, reste à savoir si ces installations seront un élément-clé d’un développent du sport dans sa diversité, dans sa cohérence et avec une visée émancipatrice.

O...comme Olympiques

Après celle de Paris en 2012, la candidature d'Annecy pour l'accueil des Jeux olympiques d'hiver en 2018 a fait chou blanc. Cet « échec », dont la portée n'est pas si simple à analyser, a surtout révélé l'impréparation de tels dossiers, confiés aux appétits des « marchands » amis du « Prince » (Lagardère, Bolloré, Charles Beigbeider et autres membres du « Club des entreprises pour Paris 2012 »), au détriment d'une réflexion de long terme sur le devenir des installations et l'inclusion des populations locales au projet. Avec les affaires de corruption révélées dans l'attribution de telles manifestations, c'est leur évolution vers des produits marchands de masse très lucratifs qui est mise en évidence. L'enjeu n'est pas mince de leur (re)donner un statut de solidarité internationale et de vraie fête populaire, dont Coubertin lui-même n'était pas le promoteur que l'on prétend.

P...comme Partenariats Public-Privé (PPP)

C'est le nouveau mot d'ordre des libéraux au pouvoir, qui dépasse le seul cas du sport. Rigueur budgétaire oblige, il s'agit d'encourager le mélange de financements publics et privés dans les investissements ou le fonctionnement de certaines structures. Peu importe que les objectifs des uns et des autres ne soient pas exactement les mêmes (service de l'intérêt général, d'un côté, profits maximums de l'autre). Les chantiers concernant les « grands » stades ou l'INSEP (voir la lettre I) sont de bons terrains pour ces opérations qui, en pratique, se traduisent par une socialisation des pertes et une privatisation des profits. Au détriment des citoyen-ne-s, mais au bénéfice des firmes engagées...

Q...comme Quotas

L'affaire des « quotas », qui a mis en cause les instances de la fédération française de football et a été promptement enterrée par deux rapports « d'enquête » bien hâtifs, ne se réduit pas aux « paroles malheureuses » de quelques dirigeants peu réfléchis. Elle traduit profondément le racisme ordinaire qui traverse ces instances, et la société française plus largement, où la suspicion vis-à-vis des enfants d'immigrés - ou d'Antillais! - n'a pas diminué depuis plus d'un siècle. Certains Français le seraient plus que d'autres, à écouter certains, et la réaction du gouvernement face aux discriminations - raciales, mais aussi homophobes et sexistes - sur les terrains paraît bien molle. Il faut dire qu'à force de jeter de l'huile sur le feu pour courir après les voix du FN, les gouvernants semblent préférer le rôle de pyromane à celui de pompier.

R...comme Réforme de l’État, RGPP et Réforme des collectivités territoriales

À écouter seulement les discours, tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des États. La droite promet ainsi de faire « mieux avec moins » dans tous les domaines, sport compris, et réforme en profondeur les institutions pour mieux masquer leur délitement organisé. Finies ainsi les Directions départementales de la jeunesse et des sports (DDJS), fondues dans des Directions « de la cohésion sociale », avec des moyens réduits et des chocs de culture professionnelle. Quant aux collectivités locales, du fait notamment des transferts de missions non compensés par l'État, celles-ci sont financièrement exsangues. Et la droite voulait même initialement mettre fin à la « clause de compétence générale », autorisant notamment les financements croisés entre plusieurs collectivités, seuls à même de permettre certains investissements. Le projet n'est pas passé devant l'opposition qu'il a déclenchée, mais quid de l'avenir ?

S...comme Sport pour tous

Révélateur des priorités gouvernementales en la matière, le budget alloué au « sport pour tous » ne représente que 10 millions d'euros, soit moins de 15 centimes par habitant, et 5% du budget total (déjà maigre) du Ministère des sports. Certains chiffres en disent plus que de longs discours...

T...comme Télévision

Le service public de l'audiovisuel devrait consister à retransmettre les disciplines dans leur diversité, mais aussi les compétitions féminines. On en est loin, alors que l'engouement du public est bien présent, comme l'ont rappelé les succès récents des footballeuses et handballeuses tricolores. La Coupe du monde de football féminin a pourtant été diffusée par la chaîne privée de la TNT de Vincent Bolloré, pour le plus grand profit de ce dernier. Quant au handisport, ses pratiquant-e-s continuer à briller dans les stades mais pas sur les écrans...

U...comme UCI (Union Cycliste Internationale)

Le dopage, tout le monde est contre en principe mais, dans la pratique, la lutte à son encontre n'est pas forcément une priorité. C'est que, plus que la santé des sportifs ou l'éthique, (il  qui ?)heurte les intérêts des médias, sponsors et organisateurs de spectacles sportifs. L'UCI s'est particulièrement illustrée par sa « mansuétude » à l'égard des tricheurs et, depuis 2009, a ainsi interdit à l'Agence Française de la Lutte contre le Dopage (AFLD) de procéder à des contrôles sur le Tour de France. Sans que la droite française au gouvernement ne réagisse. 

V...comme « Voyous »

C'est ainsi que Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé et des Sports, a qualifié les joueurs de l'équipe de France de football en grève lors de la dernière Coupe du monde en Afrique du Sud. Rejoignant un concert de condamnations conservatrices et peu informées (voire ouvertement racistes), elle a ainsi montré sa méconnaissance des structures de ce sport et de leur évolution, dont bien des éléments peuvent expliquer cet événement, à défaut de le justifier. Chercher à comprendre en profondeur peut aider à prendre de réelles mesures, plutôt que de mettre en place des commissions disciplinaires dont la fonction est surtout d'assurer la communication. Mais entre privatiser et réfléchir, il faut choisir...

W...comme Web

Adoptée en 2009, la loi sur les paris sportifs en ligne a légalisé ces derniers, mettant fin au monopole de la Française des Jeux et du PMU sur ces derniers. Pour la plus grande satisfaction de quelques opérateurs privés proches du Président actuel (Bouygues, Bolloré, etc.), la voie a ainsi été ouverte au renforcement des addictions au jeu, mais aussi au trucage des compétitions. Le tout justifié par une soi-disant impossibilité de contrôler Internet. Un discours que le gouvernement ne tient pourtant pas quand il s'agit de criminaliser le téléchargement illégal via le dispositif « Hadopi ». Mais les intérêts ne sont pas du même côté...

X...comme Xénophobie

Bien avant l'« affaire des quotas », la problématique nauséabonde de l' « identité nationale » s'était déjà introduite dans le sport. Sous prétexte de transposer un règlement de la FIFA, la FFF (fédération française de football) a décidé en novembre 2009 d'interdire la délivrance de licence aux pratiquant-e-s étrangers présents depuis moins de 5 ans sur le territoire français. Une condition bien étrange, qui place les associations en auxiliaires de police, chargés de vérifier les « papiers », et renforce l'exploitation dont sont victimes nombre de joueuses et joueurs étrangers, comme l'a rappelé l'affaire de Rigoberte Mbah, cette joueuse camerounaise sans-papiers du club d'Hénin-Beaumont. Qu'elle paraît loin la fraternité universelle censée être portée par le mouvement olympique...

Y...comme  Yachting

La voile n'est pas en soi un « sport de privilégiés ». C'est seulement parce que certains ont progressivement fait en sorte de la réserver à une minorité qu'elle est devenue « yachting », pratique distinctive d'une soi-disant « élite » sociale. Autrement dit, c'est une décision politique plus ou moins consciente. Le même processus, consistant à réserver la pratique comme le spectacle direct à une minorité favorisée, est actuellement mis en œuvre par les gouvernements de droite qui se succèdent depuis 2002. En témoignent la marchandisation des stades comme la concentration des moyens sur les « chances de médaille ». « Excellence » et « performance » ont été érigées en fins ultimes. Mais à quoi sert-il de gagner des médailles ? À renforcer la communication d'un pouvoir qui pendant ce temps démantèle le service public, dans le sport comme ailleurs.

Z…comme Zéro

Si l’on devait noter la politique sportive de la droite sur ces dix dernières années, ce n’est pas un triple A que les gouvernements successifs obtiendraient mais un triple zéro (0) par leur politique de régression.

Et ... comme Zorro

Certains pourraient s’attendre à un véritable sauveur, à l'instar du fameux cavalier masqué, qu'il faudra pour remettre en état tout ce que la droite a détricoté dans les activités physiques et sportives depuis 2002. Nous proposons mieux, un véritable élan collectif avec la participation du plus grand nombre dans le Front de Gauche. C'est à y participer que nous vous invitons aujourd'hui, afin de clamer haut et fort que le sport est un droit fondamental pour tou-te-s, et non un luxe réservé aux riches !

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