Pour le sport

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3 premiers chantiers essentiels à l’avenir du modèle sportif français

1) Le service public est la garantie du droit d'accès au sport pour toutes et tous. Une nouvelle Loi cadre s’impose.

Le premier objectif du Front de Gauche est de sortir définitivement le sport des logiques de marché, de concurrence et de marchandisation. Nous déclarerons le sport comme un bien public justifiant une mission de service public.

 

Agir tout de suite pour :

  • Adopter une Loi cadre sur le sport réaffirmant l’unicité du sport, définissant les principes de l’action publique et reconnaissant le rôle de chaque collectivité et du mouvement sportif dans cette action. L’objectif de cette Loi est de redonner les moyens à l’Education nationale, aux collectivités territoriales, aux services déconcentrés du Ministère des sports et aux associations sportives d’assumer pleinement leurs missions de service public ;
  • Redonner les moyens nécessaires à un Ministère des sports de plein exercice avec ses services déconcentrés et ses établissements publics pour qu’ils réalisent leurs missions sur l’ensemble du territoire ;
  • Augmenter le recrutement de professeurs de sport ;
  • Rétablir au moins un CREPS par région. Nous développerons leurs actions, en lien avec les universités, pour la formation des bénévoles et des métiers du sport, les pôles espoirs et le soutien au sport régional ;
  • Maintenir la compétence générale pour toutes les collectivités territoriales afin de permettre le financement croisé des installations sportives. La réforme des collectivités territoriales telle qu’elle a été votée avec l’absence de clarification sur les compétences et sur les moyens sera abrogée et une nouvelle Loi de décentralisation tenant compte des enjeux du sport sera débattue ;
  • Augmenter le nombre de cadres territoriaux du sport ;
  • Renforcer les moyens humains et financiers nécessaires aux fédérations sportives et au CNOSF pour assurer leurs missions de service public ;
  • Assurer la diffusion des compétitions sportives dans lesquelles la France est représentée par le service public de radio, télévision et numérique, en garantissant l’équité entre les différentes disciplines.

 

2) L’égalité d’accès à toutes les pratiques sportives passe d’abord par l’école avec l’enseignement de l’EPS et le sport scolaire

L’accès de toutes et tous aux activités physiques et sportives commence à l’école. L'Education nationale doit garantir un enseignement obligatoire minimum de 3h à 5h d’EPS de la maternelle à l’université en insistant sur le niveau de formation et les contenus. Cela implique une augmentation significative du nombre d’enseignants d’EPS par un grand plan national de recrutement et la formation des professeurs des écoles au cours des prochaines années. Nous soutiendrons le développement d’installations sportives adaptées à l’EPS sur le lieu de l’enseignement ou à proximité, gérées par les collectivités et ouvertes aux associations sportives locales. De même, les associations sportives scolaires et universitaires, fédérée par l’USEP, l’UNSS ou la FFSU, seront fortement soutenues pour leur fonctionnement dans chaque établissement.

 

Agir tout de suite pour :

  • Recruter dans l’éducation nationale 2000 professeurs d’EPS par an jusqu’à ce que les 3 à 5 heures d’EPS obligatoires soient garanties pour tous les élèves scolarisés du collège à l’université ;
  • Augmenter les options au lycée et la création d’une filière sport en lycée professionnel et en apprentissage ;
  • Garantir au moins 4h d’EPS obligatoires à l’école primaire et à l’école maternelle ;
  • Renforcer la formation en EPS des professeurs des écoles sur les disciplines fondamentales ;
  • Garantir un(e) conseiller(e) pédagogique EPS par circonscription et un(e) coordonnateur (trice) EPS par école. Garantir des crédits fléchés pour le matériel sportif nécessaire par école ;
  • Développer le sport scolaire avec la création d’une association sportive dans chaque établissement scolaire de l’école primaire à l’université affiliée à l’USEP, l’UNSS ou la FFSU avec forfait de 3h, pour tous les enseignants institué par décret. Obligation de libérer les cours et les créneaux dans les établissements le mercredi après-midi pour le sport scolaire et le jeudi après-midi pour le sport universitaire. Maintien des postes de cadres USEP, UNSS et FFSU et retour à leur mise à disposition.
  • Valoriser le sport scolaire dans les médias à travers une grande campagne de communication ;
  • Développer et valoriser l’enseignement de l’EPS à l’université par une unité d’enseignement obligatoire inscrite dans l’emploi du temps de l’étudiant sur au moins un des six semestres du cycle licence et l'offre systématique d’une unité d’enseignement facultative dans chaque filière tout au long du cursus. Augmenter les budgets des Services Universitaires des APS (SUAPS) pour élargir l’offre des activités sportives universitaires.     

 

Un plan national d’aide aux clubs pour relancer la vie associative, l'éducation populaire et le bénévolat

La vie associative joue un rôle essentiel d’éducation populaire et d’émancipation de la personne. Seule une politique nationale affirmée de formation, de valorisation et de soutien aux associations et au bénévolat sera garante de sa pérennité.

L’engagement bénévole ne doit pas être un luxe. Or, cet engagement dépend des conditions de vie et notamment de deux facteurs : la disponibilité en temps et le niveau de vie permettant de s’épanouir dans une activité sociale désintéressée.

En conséquence, la vie associative et l’engagement bénévole seront soutenus au regard d’objectifs éducatif et démocratique, les préservant de toutes dérives commerciales.

Agir tout de suite pour :

  • Adopter une Loi cadre sur la vie associative valorisant l’engagement des bénévoles afin de leur garantir le temps et la formation adéquats pour se consacrer à la vie de leur association. L’activité bénévole pourra être intégrée dans la valorisation du cursus scolaire, des droits à la retraite, faire l’objet de validation des acquis de l’expérience (VAE) ou être intégrée au droit individuel à la formation (DIF) représentant 20 heures par an ;
  • Garantir la représentation des associations dans toutes les instances de concertation à tous les échelons de vie démocratique et inscrire le droit à l'engagement associatif dans la constitution de la 6ème république ;
  • Engager un plan national de soutien aux clubs pour encourager le développement de toutes les activités physiques et sportives pour toutes et tous, qu’elles soient compétitives ou non ;
  • Relancer l’aide aux familles les plus démunies pour l’accès aux activités physiques et sportives. Le coût de la pratique sportive (licence, accès aux installations, équipements...etc.) doit être indexé sur le revenu familial pour qu'il ne soit pas un frein à la pratique. La pratique des étudiants, chômeurs et personnes sans revenus doit être aidée ;
  • Définir un cadre réglementaire permettant le soutien aux associations sportives en entreprise, en renforçant la loi sur le fonctionnement des comités d'entreprises : vers une participation financière de l’entreprise correspondant à la masse salariale et aux plus-values financières dégagées par les entreprises à forte valeur ajoutée et faible masse salariale ;
  • Développer les groupements d’intérêt économique ou les groupements d’employeurs pour l’embauche et la gestion des salariés des associations ainsi que les centres de ressources locaux d’aide à la vie associative et aux bénévoles.

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