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Hold-up sur la terre rouge

 

C’est un mauvais scénario de western qui se projette sur Roland Garros. D’abord, le premier coup de fusil est parti depuis le syndicat des joueurs professionnels qui demande une augmentation de leurs primes. La fédération américaine a annoncé qu’elle l’augmenterait pour l’US Open avec un chiffre record de 50 millions de dollars pour 2017, pour suivre la décision de l’Open d’Australie qui a l’intention de porter la dotation de 2016 à 40 millions de dollars. Le syndicat des joueurs a menacé les internationaux de France de représailles s’ils ne comblaient pas leur « retard ».

Deuxième coup de fusil : le groupe France Télévisions, contraint par la rigueur budgétaire de l’État, annonce des économies de 150 à 200 millions d’euros et les programmes sportifs seraient les premières victimes. Parmi ceux qui pourraient être abandonnés : Roland Garros, dont le contrat de 15,5 millions d’euros annuels arrive à terme. Les chaînes cryptées, comme Canal + et Be in Sport, sont déjà en embuscade. Les conséquences seraient terribles pour la fédération française de tennis, propriétaire du tournoi, car aujourd’hui les recettes de Roland Garros, suivant un système de solidarité, sont en partie reversées aux ligues régionales et départementales pour le développement du tennis amateur. Le prix des places était jusqu’à présent le moins cher des tournois du Grand Chelem et la retransmission des matchs était gratuite, assurée à 100% par le service public. Une fois de plus, une mince minorité ultra riche cherche à s’enrichir encore plus en spoliant les 99% des amateurs de tennis.

Rappelons simplement l’inacceptable : les revenus annuels de Rafael Nadal sont estimés à 31,5 millions de dollars par an selon le magazine Forbes.

Faut-il attendre le troisième coup de fusil pour stopper ces gangsters ?

 

Nicolas Bonnet, membre du conseil national du PCF en charge des sports

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